La vie d'une Quiche

Je hais

Je hais l’humanité.

Je crois que le mot "haïr" exprime bien ce que je ressens, parce que si j’aimerais ne ressentir que de l’indifférence pour "ça", ça n’est pas le cas. D’ailleurs, ce que je ressens envers l’humanité est très ambigu. Rarement, mais ça arrive. L’humanité, la plupart du temps est un truc dégueulasse. Un truc qu’il faudrait détruire. Qu’il faudrait écraser. Qu’il faudrait exterminer. Qu’il faudrait annihiler. Bref, le mieux, pour le bon déroulement des choses, serait que l’espèce humaine disparaisse comme elle est apparu.

Seulement, quelques fois, l’humain fait de belles choses. Il soigne, ses semblables et autres créatures. Il peut faire preuve d’empathie envers autrui. Envers des gens ou des espèces qui ne lui ressemblent pas. Il crée des choses magnifiques. Il fait de la musique. Il dessine. Il danse. Il apprend. Il se surpasse. Je ne peux pas le nier, l’espèce humaine est fascinante.

Le problème, c’est que l’humain passe son temps à réparer ses erreurs. Il faut d’abord qu’il détruise pour comprendre que ce n’est pas bien. D’abord il détruit et ensuite il essaye de réparer. Mais ça ne fonctionne pas tout le temps… Et puis il n’apprend pas de ses erreurs. Jamais. Non, parce que l’humain se croit meilleur que les autres. L’humain pense pouvoir tout contrôler. C’est comme ça qu’on se retrouve à créer des trous noirs ou des robots qui un jour, en appliquant une stricte logique arriveront à la conclusion que pour le bien de l’humanité, il faut détruire l’humanité…

Parce que l’humanité est un cancer. Et je crois que, foncièrement, ce n’est pas de sa faute.

Si ça se trouve, on cherche tous notre rôle, mais le seul but de notre existence c’est de détruire la Terre. Un peu comme les virus. Leur seul but est de détruire. Et peut-on en vouloir à un virus de faire ce qu’il est supposé faire ? Je ne crois pas… Après, j’ai pas d’explication quant au comment du pourquoi, mais je taffe dessus. Après tout, je ne suis pas humaine et mon rôle à moi, c’est de comprendre pourquoi l’être humain est aussi con. J’ai du boulot…

A côté de ça, je hais l’humanité, mais j’aime certains humains.

Notamment mon Gwen. Et l’amour est un sentiment qui me passionne. Depuis que je suis petite je vis pour ça et maintenant que je le connais, je me rends compte que ce que j’imaginais était loin du compte. Tellement loin du compte. Certes, ma façon d’aimer est moins passionnée et ardente que ce que j’avais pu lire, mais du coup, c’est tellement plus facile à vivre. C’est tellement moins douloureux. En fait, c’est comme ne prendre que le meilleur de l’amour et mettre de côté tout ce qui pourrait être néfaste.

Il faut dire que Gwen est facile à aimer. Malgré son caractère susceptible et ours grincheux, jamais il ne m’a été aussi facile d’aimer quelqu’un. Quand il me parle, quand il me regarde, quand il me sms, tout me dit qu’il m’aime et quand je vois le sourire niais qu’il arrive à coller sur mon visage à chacun de ses sms depuis plus de deux ans, je suis presque impressionnée. Deux ans et jamais j’en ai eu marre de lui. Pour moi, c’est normal d’en avoir marre des gens. Parce que je suis comme ça. Parce que je suis foncièrement un être solitaire. Mais la solitude avec lui, il n’y a pas à dire, c’est mieux.

Alors ouais, je hais l’humanité, mais il y a quelques humains dans le tas qui légitiment un peu l’existence de cette espèce. C’est juste dommage qu’ils soient si peu à en valoir la peine…

Bon, j’arrête d’essayer de rattraper mon retard, mais bon, pour une fois que je suis motivée pour écrire, ça serait dommage que j’en profite pas. Déjà, je sais que la moi plus tard va m’en vouloir de pas décrire un peu plus mon présent, mais bon, j’ai pas grand-chose à raconter sur mon quotidien… J’ai une vie plutôt chiante mine de rien.